Quels sont les vêtements que vous n’osez pas porter ?


robe Boden – été 2020

Dans les penderies que je visite, je croise toujours un vêtement ou un accessoire adorés mais peu portés. Je ne parle pas de la pièce laissée de côté faute de mode d’emploi mais du « trésor » qui serait trop beau ou trop neuf pour sortir.

Il y a la robe en dentelle crème, la chemise ivoire en soie, le jean blanc parfait… L’immaculé fiche la trouille. La peur de la tache fatale. Résultat, le vêtement est gardé pour les jours exceptionnels. Pour les moments sans enfants… ou sans repas. Ça limite !

blouse en voile de cotn Swildens

Par peur qu’il arrive un malheur, le blanc finit par jaunir ou se défraichir.

Je pense aussi aux accessoires qui semblent porter l’étiquette de leur prix accroché. Les chaussures, lunettes et sacs griffés reconnaissables d’emblée peuvent gêner leur propriétaire qui n’assume pas de porter un smic.

Idem avec les accessoires, pas forcément hors de prix, mais en vogue. J’ai vu des femmes continuer à trimballer un sac bas de gamme qu’elle déteste de peur de passer pour une “frimeuse” avec leur nouveau sac.

sac Hana See by Chloé

A quel point le regard des autres compte-t-il ? C’est une des questions à se poser avec le plus de lucidité possible avant l’achat. Après, il n’y a plus qu’à faire un travail sur soi ou à passer par un dépôt-vente.

Je vois aussi les jolies pièces gardées de côté “pour des occasions” (comme le salon de mes parents où personne n’avait le droit d’entrer sauf le dimanche).  Ici, on accuse le jugement des autres (“pour qui va-t-on me prendre ?”), sa timidité (“c’est trop pour tous les jours”), un manque d’estime de soi ou une certaine réserve (“je ne vais quand même pas me faire belle juste pour moi ou m’habiller pour mes collègues”). S’il s’agit de robes de soirée et de talons sophistiqués, je comprends. Mais quand les habits du dimanche n’en sont pas vraiment et dorment jusqu’à se démoder, c’est dommage, non ?

Les
talons, ça se répare. Les accrocs sur les vêtements aussi.

Chemisier et short en soie Les Coyotes de Paris

Le regret de ne pas avoir porté des belles pièces et de leur avoir préféré du tout-venant est nettement moins facile à vivre.

chemise Victoria/Tomas x La Redoute

Ça rejoint l’histoire du vêtement neuf qui dort dans la penderie : “elle attend quoi pour me sortir ?!!”.

 Je remarque ce fonctionnement chez les
femmes qui, petite, récupéraient les vêtements de leur grande sœur ou devaient
attendre d’user leur jean avant d’avoir le droit de porter le neuf. Résultat,
elles bloquent face à la nouvelle pièce. 

Pourquoi risquer de ne plus en avoir envie, de ne pas savoir comment se l’approprier ou de ne plus rentrer dedans ?

S’habiller est aussi un cadeau et une joie à se faire à soi-même.

Vous le valez bien, non ?

D’ailleurs, pendant le confinement, si certaines ont préféré lâché du lest sur leur tenue, d’autres, à l’inverse, en ont profité pour s’amuser avec leur garde-robe : loin du regard des autres, plus libres et avec davantage de temps passé devant le miroir, elles ont redécouvert leur dressing et eu envie de porter les vêtements un peu « trop beaux ».

Et vous ?

NOUVEAUX RENDEZ-VOUS !

Je vous propose de nous retrouver pour des ateliers en visio en petit comité (les places sont limitées).

Derrière son écran, chacune pourra se voir et participer à sa façon, discrètement ou plus activement. 

• • SAMEDI 6 JUIN • 11h00 – 13h00 • •

« HABILLEZ-VOUS SELON VOS FORMES… ET VOS ENVIES »

les trucs pour aimer sa morphologie, se mettre en valeur et booster sa garde-robe

• • SAMEDI 20 JUIN • 11h00 – 13h00 • •

« DE 35 À 85 ANS, SENTEZ-VOUS BIEN DANS VOTRE ÂGE »

les loupés qui donnent dix ans de plus et les astuces pour faire évoluer son style

Si ça vous dit, vous pouvez vous inscrire ICI (40 euros).



Leave a reply:

Your email address will not be published.

Site Footer

Sliding Sidebar